La paix fait baisser le baril, monter les Bourses

Trump calme le jeu, Wall Street applaudit

Douze jours de tension, puis un arrêt net. Trump a sorti sa botte secrète : l’action tous azimuts. Un peu de sabre, un peu de tweets, et voilà un cessez-le-feu. Le brut, qui avait flambé de 14%, a dégringolé de 15%. Wall Street, elle, fait du trampoline. Le Nasdaq 100 bat des records comme s’il avait pris des vitamines, le S&P 500 n’est plus qu’à un cheveu. Les techs, bien sûr, mènent la danse. Quand Apple éternue, l’indice s’envole.

Powell, prudence et promesses

Jerome Powell a sorti son meilleur costume de funambule devant le Congrès. Pas de hausse de taux à l’horizon, mais pas non plus de promesse ferme. Traduction des marchés : il y a de la place pour deux ou trois baisses d’ici décembre. Résultat : le dollar baisse, les taux aussi, et les traders retrouvent le sourire. On dirait presque que tout le monde est d’accord… jusqu’à la prochaine réunion.

Pétrole : la peur, puis le soulagement

Le cauchemar du moment ? Un blocage du détroit d’Ormuz, par où passe un cinquième du pétrole mondial. Mais l’Iran, réaliste (et pressé de continuer à vendre), a évité l’escalade. Pékin aussi a fait les gros yeux. Résultat : le marché souffle. Et Trump en a profité pour relancer son vieux slogan : « Drill, baby, drill ! » (« Forez, les gars, forez ! »). De quoi faire sourire les foreuses du Texas et calmer les prix… pour l’instant.

Le retour des Magnificent Seven

Les valeurs technos américaines se paient le luxe d’un nouveau show. L’ETF Roundhill Magnificent Seven a bondi de plus de 30 % depuis avril, surfant sur l’euphorie autour de l’IA et des résultats trimestriels solides. Derrière ce rally ? Un marché de plus en plus concentré, où quelques géants dictent la tendance. Moralité : quand Microsoft ou Nvidia avance, tout Wall Street suit.

Le vrai sujet à venir : le portefeuille fiscal de Trump

Le conflit est (provisoirement) gelé à l’étranger, mais en interne, c’est l’ébullition. Trump veut imposer son big bang fiscal avant le 4 juillet. Entre promesses XXL et divisions internes, l’opération s’annonce sportive. Et pendant ce temps, le feuilleton des droits de douane n’est pas terminé. Tout le monde espère que l’Amérique va souffrir un peu de ses propres barrières. Bonne chance avec ça.

Et l’Europe dans tout ça ?

Pendant que Wall Street bat des records, l’Europe regarde le spectacle en haussant les épaules. Le CAC 40 grappille à peine 0,1 %, comme si la Bourse de Paris avait pris un somnifère. Entre incertitudes politiques, faible croissance et élections dans le rétroviseur, les investisseurs continentaux préfèrent ne pas trop bouger. En clair : les marchés européens suivent… sans conviction.

Pourquoi c’est important pour vos placements ? ()

À court terme, le ciel s’éclaircit : pétrole moins cher, tech en forme, Fed rassurante. Les actions adorent. Mais la météo peut vite changer : entre un projet fiscal à haut risque et des menaces douanières récurrentes, les nuages ne sont jamais loin. Pour votre portefeuille, la meilleure option reste de garder son calme. Et son parapluie.

QuickFi, c’

QuickFi by Centaure Investissements. Contenu diffusé à titre purement informatif et pédagogique : ni conseil en investissement, ni recommandation personnalisée au sens de la directive MIF 2. Les performances passées ne préjugent pas des performances futures. Édité par STRATEGINVEST SAS, CIF enregistré à l’ORIAS sous le n° 13000990.

M