Les marchés font de la résistance, comme s’ils étaient sourds aux menaces douanières de la Maison Blanche et aveugles face au spectre de l’inflation. Aujourd’hui, la tension monte : résultats des mastodontes bancaires américains et publication des prix à la consommation US. Pendant ce temps, en coulisses, Bruxelles aiguise ses couteaux et Paris prépare la douloureuse du budget. Tout ça avec un Trump qui souffle le chaud et le froid comme un trader accro au café noir.

Les prix montent… et la tension aussi

Le chiffre de l’inflation US de juin est attendu comme un bulletin médical : est-ce un rhume passager ou une fièvre qui pourrait déclencher un choc monétaire ? 0,3% d’augmentation mensuelle, 2,7% sur un an : voilà la ligne rouge qui pourrait faire basculer la Fed du côté obscur et saboter les rêves de baisse de taux. Pour l’instant, les marchés préfèrent croire au scénario Bisounours. Mais attention au réveil.

Wall Street préfère voir le verre (très) plein

Résultats des big banks aujourd’hui : JPMorgan, Citigroup, Wells Fargo, BlackRock et consorts. Avec la volatilité des derniers mois, leurs traders ont sûrement rempli la caisse. Ça rassure les marchés qui veulent croire que la planète finance est blindée face aux coups de bluff géopolitiques. Tant que ça tient, tout le monde danse. Mais jusqu’à quand ?

Pékin à fond… ou presque

La Chine a publié un PIB en hausse de 5,2% au deuxième trimestre. Mieux qu’attendu, mais ça freine comparé aux mois précédents. Entre la production industrielle qui carbure et une consommation faiblarde, le moteur tourne un peu de travers. Et derrière, l’ombre des droits de douane américains plane. Bref : Pékin avance, mais le dragon tousse un peu.

Bruxelles aiguise ses armes

Trump menace l’Europe de surtaxes de 30% dès le 1er août. Bruxelles prépare une riposte de 72 milliards d’euros sur les Boeing, Jack Daniel’s et autres icônes US. Mais les Vingt-Sept ne sont pas tous d’accord : certains veulent négocier, d’autres sortir les canons. Le risque ? Une guerre commerciale qui ferait trembler les chaînes d’approvisionnement mondiales… et les portefeuilles.

Tech : la revanche des puces

Nvidia reprend du poil de la bête en Chine. Trump, qui avait interdit certaines exportations de semi-conducteurs, vient d’autoriser la vente des puces H20. Résultat : les valeurs tech asiatiques s’envolent. Jensen Huang (CEO Nvidia) semble décidément parler la langue du Président US… à moins qu’il ne sache juste comment flatter son ego.

Budget : l’heure de vérité approche

40 milliards d’euros d’économies en 2026, gel des dépenses, niches fiscales rabotées… et une contribution des hauts revenus qui ne faiblira pas. Bayrou a donné le ton : « tout le monde devra y participer ». Mais avec un gouvernement sans majorité, les négociations s’annoncent sportives. LR, PS et RN aiguisent déjà leurs arguments… et leurs motions de censure.

Pétrole : quand la menace calme les prix

Ironie du jour : les promesses américaines de sanctions contre Moscou font… baisser le pétrole. Le marché, qui anticipait une attaque plus musclée, respire. Pour combien de temps ? Dans ce thriller géopolitique, un rebondissement n’est jamais loin.

Trump, metteur en scène en chef

Les surtaxes ? Toujours reportées, jamais enterrées. Comme un épisode de série Netflix, chaque rebondissement relance le suspense. Les marchés, eux, misent encore sur une “reculade” présidentielle. Mais attention : un cliffhanger trop violent pourrait précipiter la chute.

L’homme en noir s’en va

Royaliste, Thierry Ardisson s’est éclipsé un 14 juillet. Pas sûr qu’il ait fait exprès… mais on se dit qu’il aurait adoré le clin d’œil : le peuple qui fête sa liberté pendant qu’Ardisson tire sa révérence. Trop de panache pour un banal lundi. Je fais partie de cette génération de ringards magnifiques qui ne sortaient plus le samedi soir. Pas de replay, pas de Netflix : Tout le monde en parle, c’était la messe. Ardisson et Baffie : un duo qui pouvait crucifier un invité en direct, entre deux éclats de rire. Il faut se rappeler que le mec a été le premier à inviter… son propre sniper en plateau. Baffie dégainait, Ardisson souriait en coin. Le PAF n’a jamais digéré, et c’est tant mieux. J’avais aimé Hôtel du Temps. Un endroit hors du temps où Ardisson ressuscitait Dalida ou Gabin à coups d’IA… lui seul pouvait oser ça. Et pour les plus jeunes : avant l’homme en noir, il y avait l’homme de pub. “Lapeyre, y’en a pas deux.” “Chaussééé aux Moines

!” “Ovomaltine, c’est de la dynamite !” … La moitié des slogans de votre enfance, c’est lui. Bref, Ardisson s’en va, et c’est le 14 juillet qui devrait être en deuil. Parce que les grandes gueules, aujourd’hui, ça manque. Et les grandes gueules élégantes… “y’en a plus”.

Pourquoi c’est important pour vos placements ?

Inflation et guerre commerciale ne sont pas que des gros mots de journaux financiers : ce sont des ondes de choc qui peuvent atteindre directement votre épargne. Si l’inflation américaine accélère, les taux d’intérêt risquent de remonter plus vite que prévu. Résultat ? Les crédits immobiliers deviendront plus coûteux, et la Bourse pourrait connaître des secousses, car les investisseurs détestent l’idée d’un argent “moins facile”.

Du côté du bras de fer Trump/UE, un dérapage commercial ferait mal aux entreprises exportatrices européennes – Airbus, LVMH ou Stellantis pour ne citer qu’elles – qui verraient leurs ventes fléchir et leur valeur boursière s’éroder. De quoi mettre la pression sur les indices européens… et sur les portefeuilles trop concentrés en actions locales.

Moralité : évitez les paris trop concentrés. Un portefeuille équilibré (actions, obligations, un peu de cash) reste votre meilleure armure pour traverser ce genre de turbulence. Et ne laissez pas un tweet de Trump décider du sort de votre argent : les marchés ont déjà montré qu’ils pouvaient corriger violemment… puis oublier deux jours plus tard.

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