Les marchés s’envolent, les politiques trébuchent. Pendant que la France recycle ses ministres comme des capsules Nespresso, le Japon s’offre une Première ministre flambant neuve. Aux États-Unis, le budget fait grève, mais Wall Street préfère compter ses records que ses dettes. Et pendant que les traders dorment sur leurs gains, l’or et le Bitcoin tutoient les sommets. L’économie, cette série sans fin, entame un nouvel épisode : “Quand tout monte, même le déni.”

Gouvernement : version remixée

Sébastien Lecornu s’est offert un casting qui ferait passer “Les Bronzés 3” pour une innovation politique. Bruno Le Maire et Élisabeth Borne reprennent du service, comme si Emmanuel Macron avait lancé un “All Stars des Premiers ministres”. À ce rythme, il ne manque plus que François Bayrou pour qu’on parle d’un reboot. L’opposition s’étouffe, la majorité s’accroche, et déjà, on parie sur la durée de vie du nouveau gouvernement. Et devinez quoi : on parle de quelques jours seulement. En France aussi, on sait battre des records !

Sanae Takaichi entre en scène

Tokyo tremble, les marchés jubilent : Sanae Takaichi devient la première femme à diriger le Japon. Nationaliste, pro-Taïwan, anti-Pékin et surtout pro-dépenses publiques, elle coche toutes les cases du retour du Japon sur la scène mondiale. Le Nikkei bondit de 5 %, les investisseurs applaudissent, et le yen dévisse. La Bourse adore les promesses de dépenses infinies : quand on imprime sans compter, ça fait toujours monter quelque chose.

Tokyo sous stéroïdes

Depuis trente ans, le Japon souffrait de déflation comme d’un rhume chronique. Et voilà qu’un simple changement de Première ministre semble guérir tout le pays. Takaichi veut du déficit, des taux bas, et une relance XXL. Les marchés adorent, les économistes frissonnent. Car entre euphorie boursière et tsunami obligataire, la frontière est fine. Mais après trois décennies de stagnation, Tokyo préfère visiblement vivre dangereusement.

Amérique divisée, marchés unis

Aux États-Unis, le chaos politique est un art de vivre. Donald Trump lance le shutdown 2025, pendant que la Maison Blanche joue au pompier pyromane. Résultat ? Wall Street s’en fiche. Le S&P 500 et le Dow Jones enchaînent les records, comme si la démocratie était un simple bruit de fond. L’Amérique se déchire, mais les marchés, eux, dorment sur un matelas de profits.

L’or flambe, la raison fond

L’or brille plus fort que jamais : 4 000 dollars l’once, 9 % de hausse en un mois. Une relique barbare, disait Keynes ? Une assurance tous risques, répond 2025. Car quand les gouvernements s’endettent, les monnaies tanguent et les banques centrales balbutient, l’or, lui, ne tweete pas, ne ment pas, ne tombe jamais en panne.

Bitcoin, l’or version 3.0

Pendant que l’or se pavane, le Bitcoin fait son show : 125 748 dollars, nouveau record historique. Plus volatile qu’un débat à l’Assemblée, mais tout aussi fascinant. Les jeunes investisseurs en font leur totem, les anciens leur migraine. Et si l’un et l’autre racontaient la même histoire ? Celle d’une défiance mondiale envers les devises officielles. La monnaie, en 2025, c’est surtout une affaire de foi.

L’Europe en mode pilote automatique

Stoxx 600 au zénith, six séances de hausse, zéro émotion. L’Europe, qui n’aime pas les excès, s’offre pourtant un moment d’euphorie molle. Entre taux bientôt en baisse et inflation en recul, les marchés du vieux continent ronronnent. Le seul risque ? Que la réalité, toujours en retard, finisse par se réveiller.

La Fed joue à cache-cache

Avec le shutdown, plus de statistiques officielles : les économistes américains naviguent à vue. Mais les marchés, eux, ont décidé que la Fed baisserait ses taux le 29 octobre. 97,5 % de probabilité, merci le FedWatch. Et si ce n’était pas le cas ? Eh bien, on s’indignera deux jours… avant de racheter la baisse. La foi, encore elle.

Pourquoi c’est important pour vos placements ?

Parce que les marchés ont la mémoire courte et l’imagination longue. Ce qui les fait grimper, ce n’est pas la réalité, mais la promesse d’une relance éternelle, de taux bas à vie et de profits sans fin.

Le Japon rejoue les années 1980, les États-Unis les années 2000, et l’Europe essaie toujours de comprendre le scénario.

Pour les épargnants, c’est un moment paradoxal : les actifs montent, mais le risque aussi. L’or et le Bitcoin attirent ceux qui doutent des institutions, les actions ceux qui croient encore à la magie monétaire. Entre foi et prudence, la ligne est fine. Mais, comme souvent, c’est celle où se font les meilleurs récits.

QuickFi, c’

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