
Mercredi 5 août 2026
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Les records pleuvent, les notes tombent
Deuxième séance de records d’affilée : le CAC 40 a terminé mardi à 8 666,63 points, le Dow Jones a franchi les 54 000 points pour la première fois de son histoire et le S&P 500 a inscrit un nouveau sommet à 7 737 points.
Mais derrière les cotillons, la saison des résultats tourne au conseil de classe : Palantir s’envole de 29 %, quand SpaceX et AMD publient d’excellents chiffres… et se font sanctionner en après-Bourse.
Sur ces marchés-là, battre les attentes ne suffit plus. Il faut les pulvériser.

Le CAC 40 remet une pièce dans la machine
L’indice parisien a signé mardi un nouveau record en séance à 8 669,69 points, avant de terminer à 8 666,63 points (+0,61 %). C’est son deuxième record en deux jours, toujours porté par la détente autour du détroit d’Ormuz et la décrue du pétrole.
Ce mercredi matin, les contrats à terme pointent encore vers le haut, autour de 8 700 points. Après des mois de crise énergétique, Paris redécouvre qu’un baril qui dégonfle vaut tous les plans de relance.
Il aura fallu une guerre pour s’en souvenir.
Wall Street enchaîne les records
Mardi, le Dow Jones a bondi de 1,71 % et franchi les 54 000 points pour la première fois de son histoire. Le S&P 500 a gagné 1,79 % à 7 737 points, un record, et le Nasdaq s’est offert environ +2,6 %.
Le moteur : le retour en grâce de la tech, les espoirs de réouverture d’Ormuz et une saison de résultats solide. Trois séances d’août, trois feux d’artifice — le marché semble pressé de rattraper le temps perdu au printemps.
Palantir décroche la lune
Le spécialiste de l’analyse de données a publié un chiffre d’affaires trimestriel de 1,94 milliard de dollars, en hausse de 93 % sur un an, et relevé ses prévisions annuelles à environ 8,15 milliards — la plus forte révision à la hausse de son histoire.
Récompense : l’action s’est envolée d’environ 29 % mardi. Quand la demande d’IA se transforme en contrats bien réels, le marché sait encore applaudir. À ce prix-là, il applaudit même debout.
SpaceX : grand oral réussi, note salée
Attendue au tournant pour ses premiers résultats de société cotée, SpaceX a livré la copie : chiffre d’affaires quasi doublé à 7,8 milliards de dollars (+92 %), perte nette réduite de moitié à 541 millions et EBITDA ajusté de 3,5 milliards.
Le titre a pourtant perdu environ 6 % en après-Bourse. En cause : 18,4 milliards de dollars d’investissements sur le seul trimestre, engloutis pour l’essentiel dans l’intelligence artificielle. Les revenus suivent — Anthropic verse 1,25 milliard de dollars par mois, Google ajoutera 920 millions mensuels dès l’automne — mais le marché veut savoir quand la facture s’arrêtera de grossir.
AMD : battre les attentes ne suffit plus
Le fabricant de puces a dépassé le consensus sur toute la ligne : bénéfice ajusté de 1,66 dollar par action, chiffre d’affaires de 11,54 milliards de dollars, prévisions supérieures aux attentes.
Sanction immédiate : environ -7 % en après-Bourse. Après un fort parcours, les valorisations de la tech intègrent déjà des scénarios presque parfaits, et la moindre nuance se paie comptant. Faire mieux que prévu est devenu le minimum syndical.
L’Asie met le turbo
Ce mercredi matin, Tokyo s’adjuge près de 3 % à 65 861 points et Séoul environ 3,4 %, dopées par le rebond mondial de la tech et les résultats américains.
Très exposées aux semi-conducteurs, les Bourses asiatiques amplifient les mouvements de Wall Street, à la hausse comme à la baisse. Aujourd’hui, c’est la hausse. Personne ne s’en plaint.
Le baril poursuit sa décrue
Le Brent s’échangeait mercredi matin autour de 78 dollars, loin des 112 dollars atteints au plus fort des tensions autour d’Ormuz. Les négociations entre Washington et Téhéran sur la réouverture du détroit continuent d’écraser la prime de risque géopolitique.
Pour l’économie européenne, gourmande en énergie importée, chaque dollar de baril en moins est une petite baisse d’impôt qui ne dit pas son nom. Reste une inconnue : la parole de Téhéran, cotée elle aussi en forte volatilité.
Inflation : l’invitée qui ne part jamais
Pendant que les Bourses festoient, l’inflation de la zone euro est remontée à 2,9 % en juillet (après 2,8 % en juin), tirée par une énergie à +10 % sur un an, héritage direct du blocus d’Ormuz. La France fait figure de bonne élève à 2,4 %.
Aux États-Unis, l’indice PCE a atteint 4,1 % en mai et certains responsables de la Fed, comme John Williams, n’excluent plus une hausse de taux si les prix ne se calment pas. La baisse du baril tombe à pic : elle pourrait faire une partie du travail à leur place.
Parce que des indices au sommet peuvent cacher des écarts violents : la même semaine, le marché offre +29 % à Palantir et retire 6 à 7 % à SpaceX et AMD, résultats excellents dans les trois cas.
Parce que la suite dépend de deux inconnues : la solidité de la détente autour d’Ormuz et la capacité de l’inflation à refluer assez vite pour calmer les banques centrales.
Dans ce contexte, courir après les records est le meilleur moyen d’arriver essoufflé. La diversification, le temps long et un accompagnement professionnel restent vos meilleurs alliés.
QuickFi, c’est tout pour aujourd’hui. Prenez soin de votre épargne… elle, au moins, n’a pas de consensus à battre chaque trimestre.
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