Wall Street en feu (encore)
Wall Street passe la seconde (et la troisième)
Le premier trimestre ? On l’oublie. Depuis avril, Wall Street s’est réveillée comme un ado après une sieste de six mois : d’un coup d’un seul, c’est l’emballement. Le Nasdaq et le S&P viennent de signer des records historiques, portés par les perspectives de baisses de taux, les discussions commerciales et un regain de confiance façon “tout va bien madame la marquise”. La tech reprend la main, les valeurs cycliques suivent — et même les stratèges qui avaient annoncé la fin du monde se remettent à sourire. Comme quoi, en finance aussi, l’oubli est une forme de sagesse.
Classement des actifs : l’or, toujours roi
Sur le podium 2025 (avant la dernière séance, soyons malins), l’or caracole en tête avec +25 %. Juste derrière : le bitcoin (+16 %), qui fait son grand retour post-trou d’air, suivi des actions émergentes (+14,2 %). Les actions européennes (+6,9 %) s’en sortent avec les honneurs. L’obligataire, Investment Grade ou High Yield, joue groupé autour de +6,8 %. L’immobilier coté tente un come-back (+4,4 %), et les bons du Trésor US s’accrochent (+3,5 %). Les matières premières ? Encore au fond de la classe (–0,7 %).
Momentum actuel ? Bitcoin, actions US, et — surprise — matières premières. On ne s’ennuie jamais.
L’Europe patine, mais reste debout
Pendant que Wall Street flambe, l’Europe tente de suivre le rythme sans se tordre la cheville. Les performances sont correctes mais les moteurs patinent : incertitudes politiques, calendrier économique flou, et un dollar qui fait son show. En somme, le Vieux Continent fait ce qu’il sait faire de mieux : garder une allure présentable en toutes circonstances.
Trump, le fiscaliste en chef
Le Sénat US débat en ce moment du “One Big Beautiful Bill” de Donald Trump : une réforme fiscale XXL qu’il espère signer pour le 4 juillet. Le vote est passé de justesse, le texte affole déjà le CBO (3,3 trillions de dollars de déficit en plus sur dix ans), et les amendements pleuvent. L’opposition grince, les marchés regardent. Trump aligne les victoires symboliques les unes après les autres, rayant chaque objectif atteint avec l’assurance d’un étudiant en partiels qui enchaîne les Red Bull, persuadé qu’il va tout réussir à la dernière minute.
Trump coche, X s’emballe
Elle fait sourire autant qu’elle fascine : la Maison Blanche a publié une liste de “tâches accomplies” version Trump. Du genre : “nucléaire iranien effacé”, “cessez-le-feu Iran-Israël”, “prix du gaz en baisse” ou encore “S&P et Nasdaq à des records”. Surréaliste ? Oui. Réel ? En partie. Mais efficace pour X (Twitter). On imagine les post-its sur le bureau : “Acheter du Coca”, “signer le budget”, “finir la guerre en Ukraine”. Tout un programme. À ce rythme, il va falloir agrandir l’armoire à trophées.
Canada, Japon, Inde : tout le monde reste à table
Le Canada a renoncé à sa taxe numérique pour ne pas froisser l’Oncle Sam. Résultat : les discussions commerciales reprennent, avec des deadlines en juillet pour conclure. Japonais et Indiens prolongent leur séjour à Washington : l’Amérique n’est pas un pays, c’est un centre de négociation. Et le deal global se construit petit à petit, comme une pizza sans fromage mais avec beaucoup (trop ?) de topping.
Elon Musk, chef de l’opposition verte
Elon Musk s’invite dans le débat fiscal avec ses habituelles punchlines. La loi Trump ? “Rétrograde, néfaste pour l’emploi, contre l’intérêt du pays.” Il dénonce l’abandon des aides vertes au profit des énergies fossiles. D’un côté, un président qui coche ses cases ; de l’autre, un patron qui rappelle que les batteries ne se rechargent pas toutes seules. Duel au sommet !
À surveiller : emploi US jeudi
Vendredi est férié (Independance Day), donc les chiffres de l’emploi US tomberont jeudi. Un indicateur essentiel : s’il montre un ralentissement, la Fed pourrait céder à l’appel de la baisse des taux dès fin juillet. En attendant, les marchés jouent à “pile je monte, face je monte aussi”. Mais attention au retour de la gravité.
Pourquoi c’est important pour vos placements ? ()
Si vous êtes investi en actions US, vous surfez la vague. Pour combien de temps ? Ça dépendra de l’emploi jeudi, des négos commerciales, et de la suite du feuilleton Trump au Congrès.
L’or reste une valeur sûre, mais le bitcoin attire à nouveau les foules. Et les obligations, sans faire de bruit, reprennent du poil de la bête. Bref : diversifier, surveiller, et respirer.
On boucle le semestre sur une note d’euphorie (ou de panique maîtrisée). Et QuickFi vous le dit avec aplomb : si Trump a un plan, vous pouvez avoir une stratégie. À demain !
QuickFi, c’
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