Wall Street plane, le dollar dévisse

Le dollar chute comme en 1973

Le Dollar Index a perdu 10,5% au premier semestre 2025. C’est la plus forte baisse depuis 1973, à l’époque où les États-Unis abandonnaient l’étalon or. Le mouvement n’est pas anodin : il traduit la perte de confiance dans la politique économique américaine actuelle. Dette publique, déficit géant, Fed jugée trop conciliante… Le cocktail fait tanguer la monnaie américaine.

Les indices s’envolent… sauf pour les européens

Wall Street a rayonné : +5,5% pour le S&P 500, +5% pour le Nasdaq. Mais à cause de la dépréciation du dollar, un investisseur européen réalise une performance négative de -7,5% sur ces mêmes indices. De quoi refroidir les plus enthousiastes. Le vieux rêve d’une surperformance européenne reste une promesse non tenue : le Stoxx 600 n’aura gagné que 6,6% sur le semestre, avec un mois de juin poussif.

Le dollar, outil de politique à la sauce Trump

La baisse du dollar est-elle une erreur de marché ou une volonté politique ? Trump rêve d’un dollar faible pour relancer les exportations et réduire le déficit commercial. C’est l’un des rares points économiques sur lesquels il insiste depuis son retour. Reste à savoir si la combinaison d’un dollar affaibli et de droits de douane permettra de rééquilibrer les comptes… sans dégrader la crédibilité des États-Unis.

Washington à l’épreuve du feu

Les négociations commerciales et la réforme fiscale agitent la semaine américaine. L’administration vise une signature le 4 juillet, jour de la fête nationale, mais le Congrès traîne les pieds. Des compromis sont en vue sur le volet commercial, notamment avec l’Europe. Côté fiscal, les amendements fusent, et Elon Musk joue les trouble-fête en menaçant les élus favorables au texte. Une ambiance explosive.

L’Europe profite à bas bruit

Un euro fort, c’est moins d’inflation importée. L’énergie et les matières premières coûtent moins cher, ce qui soulage les entreprises et les consommateurs. Pour la BCE, c’est aussi un facteur qui peut retarder les hausses de taux. Mais attention à l’effet boomerang : trop de vigueur de la monnaie unique pourrait peser sur les exportateurs européens.

Pourquoi c’est important pour vos placements ? ()

Ce semestre rappelle que la devise peut être un véritable juge de paix pour vos placements. Un ETF S&P 500 sans couverture de change peut effacer tous ses gains si le dollar baisse. C’est aussi un moment pour se pencher sur les stratégies multi-devises ou les produits “hégés”.

Autre leçon : la diversification géographique reste clé. Europe, États-Unis, marchés émergents… chaque zone a son propre cycle et ses risques. Mieux vaut ne pas tout miser sur le même cheval.

QuickFi, c’

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