Trump sort le bazooka (encore)
Trump menace, le monde tremble (un peu)
À défaut de carotte, la Maison Blanche a choisi… le bazooka. Hier soir, Donald Trump a publié une nouvelle liste de surtaxes qui tomberont sur 14 pays dès le 1er août si ces derniers ne montrent pas « assez d’enthousiasme » aux négos commerciales. Traduction : signe mon deal ou je te cogne avec 25% à 40% de droits de douane sur tes exportations. Japon, Corée du Sud, Thaïlande, Afrique du Sud… le menu est copieux. Mais pas de panique : le président américain laisse encore trois semaines pour sauver les apparences. Classique chez Trump : il menace, il laisse planer un délai, et tout le monde retient son souffle.
Wall Street boude, sans paniquer
L’annonce, tombée en pleine séance US, a brièvement fait frissonner les marchés : S&P 500 et Nasdaq 100 en baisse de 0,8%, Dow Jones -0,9%. Pas de quoi crier à la crise. Après des semaines d’euphorie, Wall Street avait presque besoin d’un petit électrochoc pour respirer. Mais les traders connaissent la musique : menace + délai = probable accord à la dernière minute. Pour l’instant, tout le monde garde son sang-froid.
L’Asie fait semblant d’y croire
À Tokyo comme à Séoul, on garde le sourire de façade. « Nous poursuivons les discussions », ont assuré les diplomates. Résultat : la Bourse coréenne a pris 1,5%, celle de Tokyo 0,3%. Hong Kong grappille 0,8%, pendant que l’Australie digère une mauvaise surprise : la banque centrale n’a pas baissé ses taux comme prévu. Verdict : dollar australien en hausse et investisseurs qui se grattent la tête.
L’Europe esquive, pour l’instant
L’Union européenne, elle, a évité de justesse le bazooka douanier. Bruxelles serait en train de négocier une surtaxe globale de 10%, avec des exemptions pour certains secteurs stratégiques. Un compromis qui ressemble plus à un pansement qu’à une victoire. Mais dans le bureau ovale, l’Europe reste sur la liste noire. Signe qu’avec Trump, même quand ça va, ça peut tourner au vinaigre en deux tweets.
Les secteurs en ligne de mire
L’automobile japonaise, les puces sud-coréennes, le textile thaïlandais… Tous ces secteurs sont sur le grill. Et à Wall Street, les valeurs industrielles ont accusé le coup. Mais la tech résiste, comme si les investisseurs pariaient que le président américain ne va pas scier la branche sur laquelle il est assis. À force, Trump donne surtout l’impression d’être un joueur de poker qui mise toujours plus pour éviter de montrer qu’il a un jeu pourri.
Géopolitique et petits arrangements
En coulisses, ça magouille sec. Trump reçoit Netanyahu et promet des armes défensives à l’Ukraine. Macron, lui, débarque en Angleterre pour « renforcer l’amitié franco-britannique ». Espérons qu’il ne nous sorte pas une dissolution surprise entre deux fish & chips. Pendant ce temps, Pékin joue les grands stratèges en ouvrant ses marchés obligataires aux étrangers. Bref : tout le monde avance ses pions pendant que la planète attend la prochaine sortie explosive de Donald.
90 deals en 90 jours ? Mon œil…
Peter Navarro avait promis 90 accords en 90 jours. Mais seuls deux ont été signés (Royaume-Uni et Vietnam) et le troisième (avec la Chine) patauge. La technique du « plus c’est gros, plus ça passe » atteint ses limites. On est passé du thriller haletant au soap opera où les rebondissements sentent le réchauffé. Mais attention : un Trump acculé est toujours imprévisible, et personne n’a envie de vérifier s’il bluffe ou non.
Le 1er août, date fatale ?
Trump donne trois semaines de répit avant de dégainer ses surtaxes. Soit les pays visés signent un accord et repartent avec des miettes, soit ils refusent et se prennent un coup de bâton en pleine tête. Wall Street veut croire à un happy end façon blockbuster hollywoodien, avec Trump qui serre des mains devant les caméras. Mais si le scénario dérape, on risque une guerre commerciale 2.0 bien plus agressive que la première, où tout le monde — consommateurs compris — paiera l’addition au supermarché.
Pourquoi c’est important pour vos placements ? ()
Parce que derrière les coups de menton de Trump, il y a vos économies. Plus de droits de douane = des produits importés qui coûtent plus cher = inflation qui rôde. Les entreprises exportatrices voient leurs marges se rétrécir, et ça se traduit souvent en Bourse par des coups de mou. Pour vos portefeuilles, ça veut dire quoi ? Que les indices peuvent tanguer à court terme, surtout dans l’auto et l’électronique. Mais attention à ne pas céder à la panique : les marchés se sont habitués aux coups de bluff et savent encaisser. Comme disait un vieux trader : « Les tweets passent, les profits restent… sauf quand ils s’évaporent. »
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