François Bayrou n’était pas premier ministre depuis un siècle, mais on avait presque oublié qu’il l’était. Son mandat s’achève dans la douleur, à grand renfort de 364 claques parlementaires. Il laisse un pays sans cap, un président sans plan et une ambiance digne d’un lundi matin pluvieux dans une sous-préfecture. Les députés jouent aux pronostics pour savoir qui sera le prochain à grimper dans le fauteuil éjectable de Matignon. Emmanuel Macron, lui, semble prêt à appuyer sur le gros bouton rouge de la dissolution. Encore. Comme un gosse qui trouve que la console répond mieux quand on la redémarre en boucle.

François Bayrou, même pas un enterrement de première classe

Il rêvait d’un destin gaullien, il finit comme figurant de son propre crépuscule politique. 364 voix contre lui, 194 pour. Il n’y a pas eu match. François Bayrou quitte Matignon comme il y est entré : dans la confusion et sans panache. Il s’accroche encore à son bureau en attendant que Emmanuel Macron lui tapote l’épaule en lui montrant la sortie. Pendant ce temps, les élus s’activent déjà à faire circuler des noms pour le prochain locataire. Un casting digne d’un mauvais remake : Lecornu, Vautrin, Bertrand, Cazeneuve… Il ne manque plus que Loana.

Les marchés ? En mode sieste.

Le CAC 40 grimpe, les taux frémissent à peine. Les investisseurs sont devenus stoïciens : après quatre gouvernements en 18 mois, plus rien ne les étonne. D’ailleurs, ils ont déjà prévu le budget « gouvernement suivant » dans leurs portefeuilles. L’instabilité politique, en France, c’est comme la pluie en Bretagne : c’est inclus dans le prix. Tant que la BCE garde un oeil bienveillant et que l’Allemagne ne hurle pas trop fort, tout va bien.

La France dans le monde : on rigole jaune

Pendant que la France rejoue ses crises existentielles, le monde continue de tourner. Aux États-Unis, Wall Street tape des records, peu importe que l’emploi flanche : plus il y a de chômeurs, plus la Fed est gentille. Ailleurs, on regarde Paris avec un mélange de paternalisme et de lassitude : ces gens-là ne peuvent pas s’empêcher de s’auto-saboter. La France est devenue une sorte de tragédie grecque récurrente : on en connaît les actes, les chutes, et le héros finit toujours aveugle et seul.

Retour à la case départ… encore.

François Bayrou dégagé, mais rien n’est réglé. Le budget 2026 attend toujours, le Parlement est plus fracturé qu’un vase Ming passé sous une tondeuse, et le projet politique du gouvernement tient sur un ticket de caisse. Le problème ? Personne n’a envie d’y aller. À ce rythme, le poste de Premier ministre va bientôt être pourvu par tirage au sort parmi les abonnés de QuickFi.

Les marchés sectoriels : même pas peur

Les taux à 10 ans montent un peu, l’immobilier toussote, mais rien de grave. La tech regarde ailleurs, les défenseurs de la défense se frottent les mains, les entreprises repoussent juste un peu plus leurs projets d’investissement. Après tout, tant que l’épargne reste planquée et que les taux baissent doucement, les machines peuvent rester au garage. Ce n’est pas une panne, c’est une pause active. Façon France.

Politique ou théâtre ?

La politique française, c’est devenu du Feydeau avec des surtitres en latin. On sait que ça va claquer les portes, que ça va crier au scandale, et qu’au final, tout le monde finira au café du commerce. Le Président continue d’agiter le spectre de la dissolution comme un professeur qui menace de coller toute la classe. Mais la classe est déjà partie fumer une clope.

L’anecdote décalée : Trump et Epstein, l’épisode en trop

Outre-Atlantique, le feuilleton américain s’emballe avec une carte d’anniversaire envoyée à Jeffrey Epstein signée (ou pas) Donald Trump. Rien de tel qu’un petit scandale sexuel à l’ancienne pour détourner l’attention d’un marché de l’emploi dégradé. Chez nous, on se contente d’un remaniement.

Et maintenant ? On recommence.

Un nouveau Premier ministre va arriver. Il tombera. Puis un autre. Puis encore un. La vie politique française est devenue une compulsion répétitive. Mais paradoxalement, c’est dans ce chaos organisé que le pays révèle sa résilience. On se chamaille, on s’effondre un peu, mais on avance. Lentement. Avec panache parfois. En chaussons le reste du temps.

Pourquoi c’est important pour vos placements ?

Parce que même dans un pays sans pilote, votre épargne continue de voler. Si les taux à court terme baissent, c’est bon pour les obligations. Si les gouvernements tombent, le budget est gelé, donc pas de dérapage fiscal. Et si la BCE veille, c’est encore mieux. En gros : tant que la pagaille reste domestiquée, les marchés encaissent. Votre portefeuille n’aime pas les crises, mais il adore les institutions qui les rendent inoffensives.

QuickFi, c’

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