Trump (re)sort le martinet douanier
Ultimatum Trump : ça passe ou ça taxe
L’horloge tourne. Mercredi, l’administration Trump dévoilera ses nouveaux tarifs douaniers pour les « mauvais élèves » du commerce mondial. L’Europe, la Chine et quelques pays du sud-est asiatique risquent d’y laisser des plumes. La Maison Blanche promet des sanctions « pédagogiques » pour ceux qui s’amusent à contourner les règles. Un feuilleton haletant qui rappelle les pires cliffhangers de Game of Thrones.
Les marchés sur la corde raide
Après avoir brièvement lézardé, Wall Street reprend la main : +6,76% depuis le début de l’année, coiffant au poteau l’Europe (+6,6%). Un retournement qui s’est fait presque… en fermant les yeux, puisque la Bourse de New York était en congé pour la fête nationale. Mais les investisseurs restent nerveux : un tweet de Trump peut faire basculer l’ambiance plus vite qu’une réplique de Succession.
BRICS : l’union fait la force ?
Réunis au Brésil, les BRICS (Brésil, Russie, Inde, Chine, Afrique du Sud) affirment vouloir réinventer la mondialisation. Vladimir Poutine, en mode télétravail, dénonce un modèle libéral obsolète. Trump, fidèle à lui-même, menace toute économie qui s’en rapproche d’une surtaxe de 10%. Ambiance « Risk » grandeur nature.
Europe : la proie facile
Tandis que l’Amérique durcit le ton, l’Europe encaisse. La Chine, privée de son accès direct aux États-Unis, déverse désormais ses surplus sur le vieux continent. Résultat : le secteur automobile européen trinque, pendant que Bruxelles débat encore… d’un futur plan de réindustrialisation. Une belle théorie, sabotée par la réalité des cargos chinois.
Private equity : le vampire prospère
Décrié, accusé, caricaturé… le private equity s’en moque et grossit. Avec 6 000 milliards de dollars sous gestion (contre 700 milliards en 2005), il est devenu le terrain de jeu préféré des gros investisseurs. Les entreprises fuient la Bourse pour s’y réfugier, comme des ados qui préfèrent le canapé du salon au dîner de famille.
Elon Musk lance son parti politique (vraiment)
Elon Musk veut fonder le “Parti de l’Amérique”. Rien que ça. Trump a jugé l’idée “ridicule” (et il s’y connaît). Son secrétaire au Trésor lui conseille gentiment de se concentrer sur ce qu’il fait de mieux : envoyer des fusées et amuser la galerie sur les réseaux sociaux. Mais soyons honnêtes : Musk et la mégalomanie, c’est une histoire d’amour qui ne fait que commencer.
Chine : le tour de passe-passe éventé
Exportations chinoises vers les USA : -43% en un an. Mais bizarrement, celles vers l’Asie du sud-est explosent… et les ventes de ces mêmes pays vers les États-Unis aussi. Washington a flairé l’arnaque et serre la vis. Gare au Vietnam, déjà puni d’un double tarif douanier.
Le pétrole coule à flot, les prix résistent
L’OPEP+ a décidé de rouvrir un peu plus les vannes, histoire de calmer les prix… mais le baril de Brent refuse de couler et flotte toujours autour de ses niveaux élevés. Pourquoi ? Parce que la demande mondiale reste robuste, entre la reprise en Chine et un été américain qui carbure au kérosène. De leur côté, les marchés observent ce bras de fer avec une question en tête : combien de temps les producteurs pourront-ils maintenir ce grand écart entre apaiser les consommateurs et préserver leurs revenus pétroliers ?
Pourquoi c’est important pour vos placements ? ()
Les investisseurs sentent venir un été à la météo capricieuse. Si Trump décide de transformer ses menaces douanières en réalité, les marchés risquent de tanguer : actions qui font le yoyo, devises qui prennent des allures de grand huit, et retour en force des valeurs “tranquilles” comme l’or ou les géants de la santé. Mais pour l’instant, Wall Street avance tel un joggeur qui refuse de regarder le ciel menaçant : les fondamentaux sont solides, l’économie américaine tient bon, et les indices continuent d’avancer comme si les orages annoncés n’étaient qu’une rumeur de voisinage. Que vous soyez un vieux briscard des marchés ou que votre PEA prenne la poussière depuis des mois, le conseil implicite est le même : ne changez pas de cap au premier nuage. Les grands bouleversements géopolitiques mettent souvent des mois à se traduire dans l’économie réelle. En clair, évitez de paniquer et de vendre vos actions “par précaution” un soir d’alerte rouge sur BFM. Un portefeuille bien diversifié – un peu d’actions, un peu d’obligations, un peu d’actifs tangibles – traverse les tempêtes mieux qu’on ne l’imagine.
Rappelez-vous : la fin du monde est une prophétie toujours populaire… mais rarement rentable. En bourse comme en voile, on ne gagne pas en sautant à l’eau dès que le vent se lève.
QuickFi, c’
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