Impossible d’y échapper : Trump monopolise encore la scène. Il a encore frappé. Trump, ce mix improbable de VRP géant et de joueur de Risk, nous a pondu hier un inventaire à la Prévert façon « surtaxons la planète ». Le « Tariff Day » devait être la date fatidique où les USA lèveraient le voile sur leurs sanctions commerciales. Résultat ? Une avalanche d’annonces sur le cuivre, les médicaments, l’Europe, la Chine, Powell et… Elon Musk. Oui, encore lui. Les marchés, eux, oscillent entre incrédulité et résignation : et si, derrière les tweets rageurs, il y avait un plan ? Mais ça !… même Jerome Powell n’en est pas sûr.

Tariff Day : Trump refait la carte du monde

Le 9 juillet devait être le jour des révélations. Et Trump n’a pas déçu. Dans une performance à mi-chemin entre stand-up comique et déclaration de guerre économique, il a menacé de surtaxer le cuivre (50%), les médicaments (200%) et à peu près tout ce qui n’est pas « Made in USA ». La planète retient son souffle… sauf peut-être un raton-laveur qui a miraculeusement échappé à ses foudres.

Wall Street : blasé mais pas vacciné

L’Asie entre zen et panique molle

À Tokyo, on médite (+0,3%). À Hong Kong, on broie du noir (-0,7%). En Australie, les investisseurs font grise mine : la banque centrale a brisé leur rêve d’assouplissement monétaire, laissant les taux inchangés et l’ASX vaciller (-0,55%). Et la Chine ? Elle tente de calmer ses statistiques : une inflation légèrement au-dessus des attentes mais des prix à la production toujours dans le coma.

Bruxelles joue la diplomatie du paillasson

Trump a trouvé l’Europe « coopérative »… ce qui, traduit du trumpien, signifie : « prête à lâcher du lest ». Bruxelles se bat pour un accord douanier qui ressemblerait à celui signé par Londres, avec un petit bonus pour sauver la face. Les négociateurs rêvent de droits de douane à 10%, histoire de limiter la casse. Mais personne n’est dupe : à la première contrariété, Trump pourrait ressortir le bazooka.

Cuivre, pilules et semi-conducteurs dans le viseur

Le cuivre est la nouvelle star mal-aimée des marchés : surtaxe à 50% évoquée. Les labos pharmaceutiques, eux, sont carrément sous menace d’une taxe à 200%. Quant aux semi-conducteurs, ils dansent toujours entre les USA et la Chine, au risque de se faire broyer comme de simples chips électroniques.

Powell, punching-ball officiel de Trump

Jerome Powell, président de la Fed, n’a pas échappé au tir nourri : Trump l’a traité de « bébé pleurnichard » à propos de l’inflation. À 20h, les minutes de la dernière réunion de la Fed révéleront si ce bébé est aussi colérique que son bourreau. En attendant, les marchés obligataires tremblent : et si la Fed renonçait aux baisses de taux rêvées ?

France : record de pauvreté

Petit détour hexagonal : l’INSEE annonce que 15,4% des Français sous le seuil de pauvreté. Soit 9,8 millions de personnes. Un record depuis 1996. Mauvaise nouvelle ? Évidemment. Mais relativisons : notre modèle social amortit encore la chute. Pour combien de temps ? D’autre part, il faut aussi regarder en face une réalité qui plombe ce modèle : la France continue d’accueillir des populations qu’elle n’a plus vraiment les moyens d’intégrer. Même assimilées, beaucoup restent coincées dans la pauvreté, faute d’un marché du travail capable d’absorber et d’un ascenseur social en panne depuis des années. Résultat : une spirale où la facture sociale enfle, les tensions montent et l’État colmate tant bien que mal. Affligeant ! Et pendant ce temps, on se console mollement en répétant qu’on reste « moins pire » que nos voisins méditerranéens…

Accord ou apocalypse ?

Les marchés retiennent leur souffle, une nouvelle fois. Accord commercial ou nouvelle guerre économique ? Avec Trump, c’est toujours 50-50. En attendant, lui jubile : il est au centre du monde. Exactement là où il aime être.

Pourquoi c’est important pour vos placements ?

Quand l’Amérique menace de surtaxer tout ce qui bouge, ça finit toujours par se voir sur vos portefeuilles : hausse des prix, marges sous pression, risque d’inflation importée… Bref, moins de dividendes et des banques centrales qui tarderont à baisser les taux. Et comme un malheur n’arrive jamais seul, la France, elle, voit sa dette enfler à mesure que son modèle social tente de colmater la pauvreté grandissante. Plus de pauvreté → plus de dépenses publiques → plus de pression fiscale… et moins d’air pour l’investissement privé. Le maître mot ? Prudence, surtout si vous aimez les valeurs exposées aux échanges mondiaux. Et gardez un œil sur le dollar : il adore s’envoler quand les autres paniquent.

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