Le compte à rebours est enclenché : demain, la Fed devrait, sauf retournement cosmique, baisser ses taux. Les marchés, eux, n’attendent pas l’aval de Jerome Powell pour grimper : le Nasdaq flirte avec sa dixième séance de hausse.

À Washington, Donald Trump remue le bocal en suggérant de virer les sacro-saints résultats trimestriels. Wall Street rit jaune, Silicon Valley applaudit. Et tout le monde attend le verdict de la planche à billets.

La fête avant le verdict final

La Fed n’a encore rien dit, mais les marchés ont déjà sabré le champagne. À force d’entendre que les taux vont baisser, ils ont décidé que c’était déjà le cas. Résultat : le Nasdaq trace une ligne droite vers les étoiles. Un peu comme si on fêtait un mariage avant que la mariée ne dise oui. Et tant pis si demain Powell décide de jouer les rabat-joie. L’essentiel, c’est l’ambiance.

Acheter la rumeur, et après ?

Les marchés connaissent la musique. On achète sur l’espoir, on vend sur la réalité. Sauf que cette fois, la réalité pourrait être encore plus sucrée que la rumeur. Si la Fed baisse les taux et laisse entendre qu’elle va remettre ça bientôt, la fête peut durer. Mais si elle joue les économes, gare au retour de manivelle. La Bourse, c’est comme un enfant capricieux : il faut lui promettre toujours plus.

Le monde regarde, mais attend

Pendant que Wall Street se prend pour le centre du monde (mais finalement, n’est-ce pas le cas ?), les autres grandes places observent, patiemment. En Chine, Xi Jinping parle TikTok et géopolitique avec un Donald Trump toujours aussi délicat. L’Europe, elle, se gratte la tête. Et partout, les banques centrales croisent les doigts pour que Powell ne déclenche pas un raz-de-marée monétaire.

Paris tient bon, pour l’instant

À Paris, le CAC 40 poursuit sa petite glissade haussière, pendant que Sébastien Lecornu tente d’exister plus d’une semaine à Matignon. Les taux d’emprunt français restent sages, comme s’ils n’avaient pas vu la tornade politique passer. La Bourse française, fidèle à elle-même, fait comme si tout allait bien. C’est peut-être le cas. Ou pas. Mais on apprécie l’effort.

La techno plane à haute altitude

La tech américaine est dans un état d’apesanteur. Le Nasdaq enchaîne les séances vert fluo, porté par les promesses de cash facile. Nvidia, Apple, Tesla : tous surfent sur la même vague. Tant que les taux baissent, tout va bien. Mais le jour où Powell décide de refermer le robinet, on verra qui nageait nu. En attendant, Wall Street bronze.

Trump, la SEC et les bilans

Donald Trump a décidé de tuer le trimestre. Pas le prochain, les publications. Il propose que les entreprises cotées fassent désormais un bilan tous les six mois. Fini le stress des earnings, place à la zen attitude corporate. Les dirigeants crient « hallelujah », les investisseurs lèvent un sourcil. Moins de transparence ? Plus de storytelling ? On parie combien que Netflix va adorer ?

La Fed, jeux d’ombres

Pendant ce temps, la Fed devient un ring de catch monétaire. Stephen Miran, fraîchement nommé par Trump, arrive avec son manuel de destruction institutionnelle. En face, Lisa Cook résiste aux assauts présidentiels, validée par la justice. L’indépendance de la banque centrale ? C’est comme la neutralité politique sur X (ex-Twitter) : un idéal bien théorique.

Après l’orgie, le doute ?

Demain, Powell parlera. Et ensuite ? Si les marchés ont tout anticipé, il ne reste plus qu’à espérer que le patron de la Fed lise bien son texte. Un mot de travers, un ton trop sérieux, et c’est tout l’édifice qui peut vaciller. Mais s’il dit ce que Wall Street veut entendre, alors le Nasdaq pourra viser Mars. Ou au moins les 25 000 points.

Pourquoi c’est important pour vos placements ?

Parce que si les taux baissent et que la Fed reste dovish (version colombe, pas faucon), c’est le moment où vos actifs risqués pourraient briller. Mais attention : si Powell fait le moindre clin d’œil hawkish, les marchés pourraient piquer du nez.

Et cette histoire de résultats semestriels ? Elle pourrait redessiner les saisons boursières. Moins de publications, c’est plus d’incertitude entre deux annonces… et plus d’occasions de se faire surprendre. Gardez vos jumelles.

QuickFi, c’

QuickFi by Centaure Investissements. Contenu diffusé à titre purement informatif et pédagogique : ni conseil en investissement, ni recommandation personnalisée au sens de la directive MIF 2. Les performances passées ne préjugent pas des performances futures. Édité par STRATEGINVEST SAS, CIF enregistré à l’ORIAS sous le n° 13000990.

M