Septembre est censé être le mois noir des marchés. Cette année, il se transforme en feu d’artifice : records boursiers, résurrection d’Intel, Fed mi-ange mi-démon, BoJ (Bank of Japan) en mode escargot et Donald Trump en maître de cérémonie. Entre deux tweets et trois deals, la finance a encore prouvé qu’elle est un théâtre où tout le monde joue gros… mais rarement le même rôle.
Des records comme s’il en pleuvait
Wall Street a décroché le jackpot : Nasdaq, S&P, Dow Jones et Russell 2000 en apesanteur. Une quadruple claque au cliché de septembre, soi-disant mois maudit des marchés. La Fed a baissé ses taux comme prévu, l’économie n’a pas implosé, et les investisseurs s’offrent une orgie de champagne. Quand l’ennui menace, autant inventer des raisons de grimper.
Euphorie action, migraine obligataire
Si les actions dansent, les obligations bougonnent. Les marchés actions célèbrent le geste de Powell, mais les bons du Trésor flairent un piège : pas question de distribuer les baisses à la pelle. Résultat : une Bourse shootée à l’adrénaline et un marché obligataire qui joue les rabat-joie. Un couple bancal, mais inséparable.
Le Japon au ralenti cosmique
La Banque du Japon garde ses taux au plancher et annonce qu’elle va alléger son stock d’ETF. Sauf qu’au rythme annoncé, il faudrait plus d’une décennie pour dégraisser le mammouth. Les marchés font semblant d’y croire, mais tout le monde sait que Tokyo pratique l’art subtil du « mouvement immobile ».
L’Europe profite du vent d’Ouest
Les places européennes suivent la vague américaine. CAC et DAX caracolent, galvanisés par la flambée des semi-conducteurs. Intel ressuscite grâce à Nvidia, et toute la filière techno européenne se retrouve embarquée dans l’ivresse collective. Même Paris, d’ordinaire prudent, s’est laissé griser : un sourire de trader français, ça vaut bien un record historique.
Intel, zombie devenu starlette
On croyait Intel condamné aux musées poussiéreux de la tech, relégué hors du Dow et boudé par les investisseurs. Puis, miracle : Washington convertit ses subventions en actions, Nvidia injecte 5 milliards pour sauver les meubles, et hop, +22% en une seule séance. L’ex-champion ringardisé devient phoenix sous perfusion politique et industrielle. Moralité : mieux vaut un allié costaud qu’un produit irréprochable.
Cerise sur le gâteau, ce come-back fait le bonheur de nos fonds structurés dédiés, en worst of (comprenez panier d’actions), où nous avions osé parier sur Intel il y a un an. Résultat ? Des clients ravis de voir une part de leur trésorerie d’entreprise propulsée vers des rendements à deux chiffres, grâce à une idée intégrée avec soin dans leurs contrats luxembourgeois pour personnes morales à l’IS. Comme quoi, parfois, la Bourse récompense autant l’audace que la patience.On croyait Intel condamné aux musées de la tech, exilé du Dow et oublié des investisseurs. Puis, miracle : subventions transformées en actions par Washington, 5 milliards de Nvidia comme cerise sur le gâteau, et hop, +22% en une journée. L’entreprise passe de boulet du Nasdaq à phoenix sous perfusion. Moralité : mieux vaut un ami puissant qu’un produit parfait.
Donald Trump, Xi et les ego plans
Donald Trump décroche son téléphone pour Xi, histoire de jouer au grand diplomate entre deux piques contre Poutine. Les investisseurs attendent des annonces, mais le spectacle est ailleurs : chaque échange devient une pièce de théâtre où le marché compte les apartés. Washington et Pékin rejouent « je t’aime, moi non plus », avec Wall Street en public captif.
Pirates, pastafariens et financiers
Le 19 septembre, c’est la journée mondiale du parler pirate. Pendant que certains crient « Ohé matelot », d’autres crient « Nasdaq à 16 000 ». Au fond, financiers et pirates se ressemblent : ils pillent, trinquent et inventent leur propre jargon. La seule différence ? Le rhum a été remplacé par des ETF. Le 19 septembre, c’est aussi l’anniversaire de Bernard. Alors très bon anniversaire Bernard !
Fête foraine ou maison hantée ?
La semaine s’achève sur une impression étrange : euphorie totale et inquiétude diffuse. Les indices brillent, mais chacun guette la prochaine tuile – inflation, géopolitique, banquiers centraux lunatiques. Le spectacle est magnifique, mais le décor semble en carton-pâte. Quand le rideau tombera, espérons que le public aura encore envie d’applaudir.
Pourquoi c’est important pour vos placements ?
Les records de Wall Street rappellent que l’argent aime les histoires : Intel renaît, l’IA promet des milliards et la Fed rassure (un peu). Pour vos portefeuilles, cela signifie deux choses : 1. Les petites valeurs flambent quand la Fed assouplit, mais gare à la descente. 2. Les mégatrends techno aimantent les capitaux, même si les valorisations défient la gravité.
En clair : profitez de la fête, mais gardez l’aspirine à portée de main.
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