Les marchés avaient presque trouvé leur scénario idéal : une inflation qui ralentit, une Fed qui pourrait souffler, des résultats solides et une IA irrésistible. Puis Donald Trump est arrivé avec une idée sur le détroit d’Ormuz, le pétrole s’est envolé, les investisseurs ont blêmi… avant qu’il ne fasse marche arrière quelques heures plus tard. La bonne nouvelle ? Les chiffres de l’inflation américaine ont finalement remis un peu d’ordre dans ce joyeux désordre.
L’inflation surprend tout le monde
La grande surprise est venue des États-Unis. L’inflation sous-jacente est retombée à 2,6 % en juin contre 2,9 % le mois précédent. Voilà plusieurs mois que les économistes répètent que les tensions sur les prix vont durer… et voilà que les chiffres prennent tout le monde à contre-pied. Pétrole moins cher, marché immobilier qui se calme, productivité dopée par l’IA : les investisseurs ont immédiatement écarté le scénario d’une hausse des taux dès juillet.
Trump fait monter… puis descendre le pétrole
Donald Trump a démontré une fois de plus qu’une seule déclaration pouvait secouer les marchés mondiaux. En évoquant un péage sur le détroit d’Ormuz, il a ravivé les craintes d’une flambée du pétrole. Quelques heures plus tard, le projet était abandonné. Les marchés ont soufflé, mais ils auront couru plusieurs heures après des déclarations politiques. En Bourse, la volatilité voyage désormais aussi vite que les réseaux sociaux.
La Fed garde le cap
Kevin Warsh n’a laissé aucune place au doute lors de sa première audition devant le Congrès : la priorité reste le retour durable de l’inflation vers 2 %. Peu importe les pressions politiques, la Réserve fédérale ne compte pas revivre les erreurs des années inflationnistes. La bonne surprise du CPI de juin offre un peu d’oxygène, mais la Fed reste prudente — des pompiers qui refusent de ranger la lance tant qu’ils voient encore de la fumée.
L’IA redistribue (toujours) les cartes
L’intelligence artificielle continue de créer des gagnants… et des perdants. IBM en a fait l’expérience avec une chute spectaculaire de 25 %, la pire séance de son histoire. Le problème n’est pas l’IA : les entreprises consacrent leurs budgets aux serveurs, aux puces et à la cybersécurité, parfois au détriment des logiciels traditionnels. Cette révolution ressemble davantage à une redistribution des dépenses qu’à une simple vague de croissance.
Les banques retrouvent le sourire
Pendant qu’IBM déprimait Wall Street, les grandes banques américaines ont rappelé qu’elles savent gagner beaucoup d’argent quand les marchés s’agitent. Goldman Sachs a largement dépassé les attentes grâce aux activités de marché et à plusieurs opérations majeures, dont l’introduction en Bourse de SpaceX. Quand les investisseurs s’agitent, les banques d’affaires sortent le champagne — avec modération fiscale, bien sûr.
L’Île Maurice attire toujours les patrimoines
Pendant que plusieurs pays cherchent à augmenter les impôts, Maurice séduit les patrimoines internationaux avec la stratégie inverse : impôt sur le revenu plafonné à 15 %, absence de droits de succession, plus-values exonérées. Mais le vrai sujet dépasse la fiscalité. Pour un expatrié, l’assurance-vie luxembourgeoise reste l’un des outils les plus intéressants : elle peut accompagner un changement de résidence fiscale sans être clôturée, offrant une flexibilité précieuse.
Reste une règle incontournable : changer d’adresse ne suffit pas à changer de fiscalité. L’administration française regarde la réalité de la résidence fiscale, pas seulement celle inscrite sur les cartons de déménagement. Les cocotiers font rêver… mais ils ne remplacent pas un bon conseil patrimonial.
Pourquoi c’est important pour vos placements ?
Cette journée résume le fonctionnement actuel des marchés : une déclaration politique fait bondir le pétrole, une statistique d’inflation inverse le sentiment, une entreprise perd 70 milliards de dollars en une séance tandis qu’une autre dépasse les attentes. Trois grands moteurs dominent : l’inflation, les banques centrales et l’intelligence artificielle. Derrière le bruit quotidien, une réalité demeure : les entreprises capables de créer durablement de la valeur finissent généralement par reprendre le dessus.
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