– NOS CONSEILS D’EXPERTS –
« Parce que vos intérêts sont les nôtres »
Pourquoi la question monétaire revient au centre du jeu
On parle souvent d’argent comme d’une ressource rare, presque naturelle, qu’il faudrait aller chercher avant d’investir, produire ou embaucher. Pourtant, cette idée résiste mal à l’examen. Dans une économie moderne, la vraie limite n’est pas d’abord monétaire. Elle tient bien plus aux ressources réelles : le travail disponible, les compétences, l’énergie, les matériaux, les capacités industrielles et la productivité collective. Dès lors, une question s’impose : si les moyens techniques existent, pourquoi tant de projets utiles butent-ils encore sur un problème de financement ?
Immobilier dirigeant : quel cadre choisir ?
Pour un chef d’entreprise, acheter un bien immobilier ne revient presque jamais à placer une...
TVA, Airbnb : la bascule
La location meublée de courte durée change d’époque. Pendant des années, de nombreux propriétaires ont cru évoluer dans un cadre fiscal clair. En France, la règle semblait simple. Pour faire entrer une activité dans la parahôtellerie soumise à la TVA, il fallait proposer au moins trois services parmi quatre. Il s’agissait du petit-déjeuner, du ménage régulier, du linge de maison et de l’accueil de la clientèle.
Ce repère a longtemps guidé les investisseurs. Il a aussi rassuré les bailleurs occasionnels comme les exploitants plus structurés. Pourtant, cette lecture ne suffit plus aujourd’hui. Le droit européen pousse vers une autre logique. Il ne regarde pas seulement la liste des services. Il examine aussi la réalité économique de l’activité.
Le sujet ne concerne donc plus les seuls fiscalistes. Il touche directement la rentabilité des locations sur Airbnb, Booking et les autres plateformes. Il concerne aussi la concurrence avec l’hôtellerie classique. Désormais, la question centrale devient la suivante : l’activité ressemble-t-elle, dans les faits, à une prestation d’hébergement comparable à celle d’un hôtel ?
Tech : le retour de la valeur
Pendant des années, les grandes valeurs technologiques ont semblé intouchables. Leur croissance, leur capacité d’innovation et leur place centrale dans l’économie mondiale justifiaient, aux yeux des marchés, des multiples souvent élevés. Pourtant, depuis 2025 et encore au début de 2026, le secteur a nettement moins bien résisté que l’ensemble du marché mondial. Ce décrochage a relancé une question simple, mais décisive pour les investisseurs : les actions technologiques sont-elles devenues bon marché, ou bien le marché anticipe-t-il simplement un changement durable de régime ?
Déclaration fiscale, miroir du patrimoine
La campagne 2026 de déclaration des revenus ne se résume pas à une obligation administrative de plus. Elle s’ouvre le 9 avril 2026 pour les revenus perçus en 2025, avec un calendrier échelonné selon le département de résidence et une déclaration papier fixée au 19 mai 2026. Pour les contribuables concernés, elle englobe aussi l’IFI, calculé à partir du patrimoine immobilier détenu au 1er janvier 2026.
Sur le papier, l’exercice est connu. Dans les faits, il reste l’un des rares moments de l’année où un foyer met à plat ses revenus, ses charges, ses placements, ses biens immobiliers, ses dettes et ses choix patrimoniaux. C’est précisément pour cela que cette période mérite mieux qu’un traitement expéditif.
Meublés touristiques sous pression
Le marché des meublés de tourisme entre dans une nouvelle phase. Après plusieurs années de croissance rapide, l’heure n’est plus à l’expansion sans limite. Dans de nombreuses communes, le débat a changé de nature. Désormais, la question n’est plus seulement touristique. Elle devient résidentielle, sociale et politique.
Les dernières élections municipales ont renforcé cette évolution. Partout ou presque, le logement permanent s’est imposé comme un sujet central des campagnes locales. Dans les villes du littoral, en montagne, dans certains centres historiques et jusque dans des communes de taille moyenne, les nouveaux exécutifs locaux arrivent avec une promesse claire : redonner de l’espace aux habitants à l’année. Cette priorité pourrait rapidement se traduire par un encadrement plus ferme des locations de courte durée.
Ormuz, le vrai choc
Le regain de tensions autour de l’Iran rappelle une réalité souvent sous-estimée par les investisseurs comme par les ménages : un conflit régional peut devenir, en quelques jours, un choc mondial. Dans l’analyse publiée par Goldman Sachs le 23 mars 2026, la banque décrit une perturbation énergétique d’une ampleur inédite, avec un trafic maritime presque à l’arrêt dans le détroit d’Ormuz et des infrastructures énergétiques régionales visées. Autrement dit, le sujet ne relève plus seulement de la géopolitique. Il touche directement les prix de l’énergie, l’inflation, la croissance et, au bout de la chaîne, le patrimoine des épargnants.
Guerre en Iran : quels placements ?
Un choc géopolitique majeur ne provoque pas toujours une débâcle boursière. C’est même l’un des enseignements les plus marquants du conflit en Iran observé par Goldman Sachs. Depuis le début des hostilités, les marchés actions ont bien reculé et les taux obligataires ont remonté, mais les portefeuilles diversifiés de type 60/40 ont jusqu’ici mieux résisté que lors d’autres épisodes de tension récents. Pour les investisseurs, cette séquence rappelle une vérité simple : un portefeuille équilibré ne doit pas seulement viser la performance, il doit aussi encaisser les surprises.
Guerre en Iran : six semaines, six mois ou davantage ?
Pour l’instant, les marchés financiers réagissent de façon conforme à ce que l’on pourrait attendre en période de risque géopolitique.
Pas de panique, pour l’instant
Les investisseurs institutionnels augmentent leur poche de cash dans les portefeuilles au détriment des actions. D’après le régulateur américain, les gestionnaires d’actifs ont vendu des contrats à terme sur l’indice américain S&P 500 pour 36,2 milliards de dollars sur la semaine du 3 au 10 mars. Ils se replient également sur les stratégies long-short qui sont décorrélées des actions et des taux. Il s’agit de stock-picking : acheter une action et vendre une autre en cherchant à être le moins exposé aux aléas du marché. C’est plutôt efficace dans la période actuelle. Certains, même s’ils sont minoritaires, considèrent qu’il y a des points d’entrée sur certains secteurs laminés en début d’année, comme les logiciels. Attention, c’est à leurs risques et périls.
Guerre : Faut il vraiment investir quand tout s’effondre ?
Le sujet à ne pas manquer en ce mois de mars :
Guerre et marchés : faut-il investir quand tout s’effondre ?
Les tensions géopolitiques au Moyen-Orient rappellent une réalité incontournable : les conflits ne restent jamais confinés à la sphère politique. Ils impactent directement l’économie mondiale, les marchés financiers… et l’épargne des investisseurs.
À chaque crise, le même scénario se répète. Le pétrole s’envole, les marchés deviennent volatils, et l’incertitude s’installe. Mais derrière cette réaction immédiate, une question essentielle se pose : faut-il céder à la panique… ou au contraire saisir des opportunités ?
Investir malgré le fracas
La Bourse n’aime pas le vide. Or, depuis plusieurs jours, les marchés évoluent dans un brouillard épais, dominé moins par les statistiques économiques que par les risques géopolitiques. Le regain de tensions au Moyen-Orient a replacé une vieille question au centre des décisions patrimoniales : faut-il acheter quand la peur domine, ou attendre que la visibilité revienne ? Derrière cette interrogation, une réalité s’impose. Lorsqu’un conflit menace les flux d’énergie, le choc ne reste jamais cantonné aux marchés financiers. Il se diffuse rapidement à l’inflation, à la croissance, aux taux d’intérêt et, au bout du compte, à l’épargne des ménages. L’article publié le 20 mars 2026 par Erasmus AM insiste justement sur ce changement de régime, dans lequel la géopolitique reprend la main sur l’économie.
Ne ratez pas le rebond
Vendre dans la tempête donne souvent une impression de maîtrise. Pourtant, en Bourse, cette décision apporte surtout une certitude : celle de cristalliser ses pertes. En période de forte volatilité, le véritable risque n’est pas seulement de subir la baisse. Il réside aussi, et peut-être surtout, dans le fait de manquer le retour des marchés. Or ce rebond arrive souvent sans prévenir, au moment même où le doute reste maximal.
Ces derniers jours, nombre d’investisseurs ont choisi d’alléger leurs positions en actifs risqués. Le réflexe se comprend. Quand les indices décrochent, quand les matières premières s’affolent et quand les nouvelles se contredisent d’une heure à l’autre, la tentation de réduire la voilure paraît presque naturelle. Dans un climat de tension, la prudence semble même être la seule réponse raisonnable. Mais cette logique intuitive se heurte à une réalité bien connue des marchés financiers : sortir au plus mauvais moment coûte souvent plus cher que de supporter la secousse.











