Diversifier l’épargne ? Impératif !​

 

Un des maîtres-mots quand on commence à épargner, c’est qu’il faut diversifier, à la fois au niveau des classes d’actifs (actions, immobilier, obligations, cryptoactifs, matières premières, dette d’entreprises etc.) mais aussi au sein de chaque classe d’actifs (actions européennes, actions américaines, actions japonaises etc. par exemple). De manière triviale, cela revient à ne pas mettre tous ses œufs dans le même panier.

Habituellement, un épargnant va avoir tendance à être surexposé aux actions françaises (notamment en raison des avantages fiscaux offerts par certains produits d’épargne comme le PEA). Ensuite, il va placer le reste de ses avoirs sur d’autres zones géographiques – traditionnellement le marché boursier américain. Pourtant, c’est une erreur si on s’intéresse à la performance pure de son placement. C’est le contraire qu’il faudrait faire !

 

L'édito Centaure Investissements par Christopher Dembik

Diversifier l’épargne ? Impératif !​

 

 

L’histoire ne ment pas

 

Le chercheur français David Le Bris a publié une étude passionnante sur l’évolution des actions françaises depuis 1854. La conclusion est sans appel : les actions françaises sous-performent les actions américaines sur la durée, et cela s’est accentué à partir de 1914. En cause : la forte domination des entreprises de services dans l’indice principal CAC 40 qui sont moins promptes à innover, à accroître la productivité et ont souvent des marges plus réduites.

Historiquement, le poids de l’industrie a toujours été faible à la bourse de Paris. C’est en 1961 que l’industrie a atteint son apogée dans l’indice…avec (seulement) 10 entreprises du secteur, parmi lesquelles Rhône Poulenc, Saint Gobain et Péchiney. En 1892, en pleine seconde révolution industrielle, le CAC 40 ne possédait pas d’entreprise industrielle en bourse, par exemple ! La faible représentation de l’industrie n’est, évidemment, pas le seul facteur qui explique la sous-performance chronique du CAC 40. En effet, d’autres facteurs entrent en compte. Par exemple, la profondeur du marché boursier, les règles fiscales, la création d’une base large d’investisseurs particuliers, la règlementation verte trop contraignante etc. Mais c’est révélateur.

 

Quelle leçon en tirer en tant qu’épargnant ?

 

Il faut peut-être regarder de l’autre côté de l’Atlantique si on est à la recherche de rendement. Il existe une gamme très large de fonds actions (y compris des fonds thématiques) qui permettent d’être exposés à la bourse américaine, en particulier à la thématique de l’intelligence artificielle qui est très porteuse depuis plusieurs années.

De notre point de vue, la victoire du républicain Donald Trump à la présidentielle ne remet pas du tout en cause l’attractivité de la bourse américaine. Au contraire. L’une des mesures phares de son programme économique est de baisser la fiscalité des entreprises à 15% (!) contre 21% actuellement. Cela devrait leur permettre d’innover, de conserver leur avance face aux entreprises européennes et d’avoir de confortables marges qui vont tirer les cours de bourse à la hausse. À l’inverse, nous pensons que la croissance des bénéfices par action de 9% l’an prochain attendue pour les entreprises du CAC 40 est…optimiste au regard des risques liés à la Chine et à la guerre commerciale. Le risque de déception est très élevé !

 

Maintenant, vous savez certainement ce qu’il vous reste à faire ! Diversifier l’épargne ? Impératif !

 

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