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Jeudi 6 août 2026
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Le Dow trace, le Nasdaq doute

Troisième séance, troisième record : le CAC 40 a terminé mercredi à 8 669,30 points, après un sommet en séance à 8 693,89 points — à un souffle des 8 700. Le Dow Jones s’offre lui aussi un troisième record d’affilée, à 54 349 points.

Mais la belle mécanique se grippe côté tech : le Nasdaq recule de 0,83 %, SpaceX plonge de près de 10 %, Novo Nordisk lâche 4,9 % — souvent après de bons résultats. Le marché ne récompense plus les bonnes copies, il exige des miracles.

Pendant ce temps, sans tambour ni trompette, votre Livret A affiche fièrement son nouveau 1,7 %. Personne ne lui demande de pulvériser un consensus.
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Le Dow trace, le Nasdaq doute — illustration pop-art QuickFi

Le CAC 40 signe la passe de trois


L’indice parisien a grappillé 0,03 % mercredi pour clôturer à 8 669,30 points, son troisième record d’affilée, après un pic en séance à 8 693,89 points. Les portes des 8 700 points n’ont jamais été aussi proches.

Le moteur reste le même : l’espoir d’un accord entre Washington et Téhéran sur la réouverture du détroit d’Ormuz, qui profite aux banques, à l’automobile, au luxe et à l’industrie — les premiers servis si l’énergie reflue durablement. Un record décroché en gagnant 0,03 % : à ce niveau, on ne parle plus d’escalade mais d’équilibrisme.

Wall Street : le Dow trace, le Nasdaq cale


Le Dow Jones a gagné 0,49 % mercredi pour finir à 54 349,12 points, troisième record consécutif. Le S&P 500 a cédé 0,17 % et le Nasdaq a reculé de 0,83 %, plombé par les doutes sur les dépenses d’intelligence artificielle.

Le marché ne rejette pas l’IA : il fait le tri entre ceux qui encaissent les revenus et ceux qui signent les chèques. Des indices au sommet peuvent cacher une rotation discrète — le genre de détail qui ne fait pas la une, mais qui fait les performances.

SpaceX : 7,8 milliards de revenus, et alors ?


Deuxième séance de punition pour SpaceX : le titre a perdu près de 10 % mercredi et s’enfonce sous son prix d’introduction de 135 dollars. Les résultats étaient pourtant solides, avec un chiffre d’affaires quasi doublé à 7,8 milliards de dollars (+92 %).

Le problème est ailleurs : 18,4 milliards de dollars d’investissements sur le seul trimestre, dont 15,83 milliards pour la seule intelligence artificielle — 21 fois plus qu’un an plus tôt — et une fin de période de blocage qui pourrait remettre jusqu’à 911,5 millions de titres sur le marché. Les investisseurs adorent les conquérants de l’espace, un peu moins ceux qui y brûlent du cash.

Novo Nordisk : le comprimé passe mal


Résultats supérieurs aux attentes, prévisions 2026 relevées… et -4,9 %. Novo Nordisk paie la déception sur la version en comprimé de son traitement anti-obésité Wegovy : environ 430 millions d’euros de ventes, contre 445 attendus par le marché. Un écart de 3 % qui a suffi.

Le laboratoire danois revendique pourtant plus de 5 millions de prescriptions depuis le lancement. Mais face à lui, l’américain Eli Lilly gagne 3 % et creuse l’écart. Après avoir vu son cours divisé par trois en deux ans, Novo découvre que la confiance des marchés se perd en comprimés et se regagne au compte-gouttes.

Ormuz : le baril veut des actes


Le Brent a repris environ 1 % mercredi, autour de 80 dollars, mais reste en recul d’environ 10 % sur la semaine. Les marchés attendent la réponse de Téhéran au dernier ultimatum américain ; un accord temporaire de soixante jours sécurisant la navigation dans le détroit d’Ormuz est évoqué par plusieurs médias outre-Atlantique.

Attention toutefois : la menace des rebelles houthis en mer Rouge rappelle que la prime de risque géopolitique peut se reformer aussi vite qu’elle s’est évaporée. Les déclarations font baisser le baril ; seuls les actes le maintiendront en bas.

Cocorico sur la cote


Deux tricolores se sont distingués mercredi. Nexans a gagné 3,91 % à 138,10 euros, dopé par JPMorgan, qui relève son objectif de cours de 160 à 183 euros et salue la mue du câblier en pur acteur de l’électrification.

Côté petites valeurs, 2CRSI s’est adjugé 8,07 % à 27,60 euros — +140 % depuis le début de l’année. Le spécialiste alsacien des serveurs haute performance, éligible au PEA-PME, vise 1 milliard d’euros de chiffre d’affaires dès 2026-2027, après 416 millions (+88,6 %) sur le dernier exercice. La tech française existe : elle est simplement plus discrète que SpaceX au moment de payer ses factures.

Livret A : 1,7 % et toutes ses dents


Depuis le 1ᵉʳ août, le Livret A et le LDDS rapportent 1,7 %, contre 1,5 % auparavant. Le LEP, réservé aux revenus modestes, reste à 2,5 %.

Sur l’ensemble de 2026, le rendement moyen du Livret A ressort à 1,6 %, soit 16 euros d’intérêts pour 1 000 euros laissés toute l’année — face à une inflation estimée autour de 2 %. Sécurité et disponibilité totales, oui ; enrichissement réel, toujours pas. Le Livret A protège votre épargne de tout, sauf de la hausse des prix.

Crédit immobilier : la pause s’installe


Les taux de crédit immobilier se stabilisent en août : environ 3,19 % sur 15 ans, 3,31 % sur 20 ans et 3,42 % sur 25 ans en moyenne, selon les baromètres des courtiers. Les meilleurs profils décrochent encore des conditions sous les 3 % sur 15 à 20 ans.

En cause : la pause de la Banque centrale européenne et une concurrence bancaire toujours vive. Pour les acheteurs, la fenêtre reste correcte ; pour les vendeurs, l’argument du « ça va remonter » a pris ses vacances d’été.

Au menu du jour : Mario, canons et whisky


Journée calme sur le front macroéconomique, animée surtout par les résultats d’entreprises : Nintendo, Rheinmetall, Diageo et Warner Bros Discovery publient leurs comptes — jeux vidéo, défense, spiritueux et médias au tableau.

Côté statistiques : inscriptions hebdomadaires au chômage aux États-Unis, commandes à l’industrie allemande et ventes au détail en zone euro. Ces dernières diront si le consommateur européen continue de dépenser malgré l’inflation — le vrai juge de paix de la rentrée.
Pourquoi c'est important pour vos placements ?
Parce que trois records d’affilée à Paris comme à New York ne disent pas tout : sous la surface, le marché sanctionne d’excellents résultats (SpaceX, Novo Nordisk) et n’en récompense qu’une poignée. Cette sélectivité est le signe d’un marché exigeant, pas euphorique.

Parce que la suite se joue sur deux fronts : la réponse de Téhéran sur Ormuz, qui conditionne le pétrole et l’inflation, et la capacité des géants de l’IA à transformer leurs milliards d’investissements en profits durables.

Dans ce contexte, inutile de jouer aux devinettes trimestre après trimestre : diversification, temps long et accompagnement professionnel restent les meilleurs outils pour traverser les records comme les trous d’air.
QuickFi, c’est tout pour aujourd’hui. Prenez soin de votre épargne… elle ne publie pas de résultats trimestriels, et c’est très bien comme ça.

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